J’ai 6 ans. Je découvre pour la première fois un tatami dans un petit dojo de Chancenay, en Haute-Marne. Mon oncle, qui est un ancien judoka, m’initie à cette discipline. Sans en prendre totalement conscience, et en prenant de l’âge, je comprends à quel point ce sport inculque du respect, du savoir-vivre, de la tolérance et, surtout, de la solidarité.

Mais, par-dessus cela, grâce à un entourage qui a baigné dans ce sport, je vois grandir certains athlètes haut-marnais, comme Axel Clerget, un ami proche de l’un de mes cousins. Sa relation avec son père, Francis, son premier entraîneur, me frappe. Et je prends alors conscience que l’entraîneur de sport de combat est d’une importance capitale dans le développement d’un athlète.

Et pourtant, presque vingt ans plus tard, on retient seulement le nom du médaillé d’or par équipe mixte aux Jeux Olympiques de Tokyo 2021. Étudiant en journalisme, en deuxième année de mastère, j’ai donc décidé de comprendre pourquoi le coach, malgré un dévouement total pour son combattant, est autant dans l’ombre. Un mémoire de fin d’études que j’ai mené avec Enzo Ugolini.