Quand le coach, lui aussi, encaisse 

Dans une relation entraîneur(e)-entraîné(e), la forte complicité qui naît de la coopération entre ces deux êtres a souvent ses bienfaits, comme dans tout lien entre deux humains, mais aussi ses limites. Des limites qui ont d’énormes impacts sur la santé mentale des coachs, pour qui la pression liée à la nécessité de résultats et au management pousse les hautes instances des sports de combat à mettre en place des initiatives pour leur venir en aide. Entre un équilibre familial difficile à conserver et une certaine précarité économique qui les prend à la gorge, ces entraîneur(e)s se retrouvent confrontés à des souffrances souvent passées sous silence et qui les plongent un peu plus dans l’oubli.

Hugo Voisot & Enzo Ugolini

“Il voit tout en bleu et en rose, il reste un enfant dans son grand corps”. Voici ce que déclarait Fernand Lopez en janvier 2022 lors d’une interview accordée à L’Equipe, au sujet de son ancien poulain Francis Ngannou. En marge d’un combat à l’occasion de l’UFC 270, à Los Angeles, entre ce dernier et Cyril Gane, coaché justement par Lopez, l’entraîneur ne mâchait pas ses mots au sujet de celui qu’il a accompagné entre 2013 et 2019. Car oui, les clashs existent entre un combattant MMA, un judoka, un boxeur et leur coach. Des relations aussi passionnelles que fragiles qui, d’un instant à l’autre, peuvent se détruire et conduire l’entraîneur un peu plus dans l’ombre, et montrer que le dévouement de ces conseillers, de ces accompagnateurs et ces bras droits a ses propres limites. Savoir entretenir ce lien si particulier est un travail de tous les jours, qui commence depuis le plus jeune âge de l’athlète, mais qui nécessite une adaptation et une remise en question perpétuelles, car tout peut déraper du jour au lendemain. Cette gestion de la relation, c’est l’entraîneur qui doit savoir la maîtriser, et c’est aussi celui qui y est soumis et qui sera la véritable victime d’une potentielle séparation. Des séparations qui, parfois, révèlent la condition difficile des coachs et le manque de considération à leur égard.

Après la défaite de Benoît Saint Denis face à Paddy Pimblett le 11 juillet 2026, l’ancien entraîneur du Français Daniel Woirin n’avait par exemple pas manqué de réagir en lançant un pique à son ancien protégé sur son compte Instagram : “Par contre il y a une question qui me turlupine, est-ce que Nicolas Ott (actuel entraîneur de ‘BSD’) va être remercié par téléphone et va t-il recevoir son chèque ? C’est une question sérieuse les gars !”. Dans le judo, aussi, le coach peut souvent avoir l'impression d'être délaissé, de tomber dans l'oubli. Christophe Massina, ancien sélectionneur de l'équipe de France féminine, qui a pris sa retraite à la suite des Jeux Olympiques de Paris 2024, expliquait à notre micro le manque de considération, non pas de l'athlète, mais de la part de la Fédération, lorsque certains décident de mettre fin à leur mandat. "On parle souvent de la petite mort de l'athlète, mais la transition d'un coach olympique qui a été mis en lumière pendant une semaine (lors des JO) peut être très dure. C'est quelque chose qui est peu développé. L'accompagnement des entraîneurs derrière des échéances olympiques et des entraîneurs qui, soit ont décidé d'arrêter leur mission, soit se sont fait virer, parce que c'est le cas aussi, on s'en fout un peu. Et ça peut être dramatique. Il y a des entraîneurs qui subissent des dépressions, et pour qui c'est un deuil", regrette-t-il.

C’est avec cette pression quotidienne, qui s’ajoute à celle liée aux résultats, elle-même infligée par les différentes fédérations, que doivent faire les entraîneurs. Un ami, un frère, plus qu’un coach, placé sur un siège éjectable en permanence. Une certaine vulnérabilité, impliquant des conséquences psychologiques méconnues ou mal connues sur les techniciens, qui accentuent un peu plus le caractère “oublié” de leur activité.  

“Ce sont deux individus qui ont besoin d'un espace intime”

Dans une relation entraîneur(e)-entraîné(e) qui implique une forte proximité, les tensions peuvent parfois être palpables, quand bien même le lien ne se rompt pas. “En ce moment, l'Agence Nationale du Sport fait des débriefings qu'on appelle les débriefings "orfèvre". C’est une personne extérieure qui a une grille de lecture et qui va interroger l'athlète pendant 1h30 et l'entraîneur pendant 1h30 pour faire le débrief sur la façon dont s’est passé le combat ou le match”, nous expliquait Emilie Chamagne, psychologue du sport qui a travaillé pour plusieurs fédérations françaises, et que nous avons interrogé. Avant de détailler les bienfaits de ces dispositifs inconnus du grand public. “Ce genre de débriefing externe permet de donner un petit peu de distance émotionnelle sur les causalités de ce qu’il s'est passé. C’est la meilleure chose qu'on puisse proposer à un binôme pour ne pas garder de vieilles rancunes”. L’objectif : conserver une ambiance idéale dans un duo souvent mis à rude épreuve. Et ce, depuis la plus tendre enfance de l’athlète. Notre interlocutrice nous explique d’ailleurs pourquoi prendre en charge un élève qui prend de l’âge et qui est en pleine adolescence requiert, de la part du coach, un changement dans l’approche humaine. 

Les ordres, les consignes… Parfois, cela ne passe plus aux yeux du jeune combattant, qui a besoin de se sentir davantage accompagné que mené, tout en disposant d’une certaine liberté. Un entraîneur au rôle élargi, qui doit concevoir la relation entraîneur-entraîné plutôt comme une relation horizontale (fraternelle), que verticale (père-fils ou maître-élève), et qui s’étend au-delà de l’octogone. “Les entraîneurs doivent être des accompagnateurs, voire des éducateurs avec un grand ‘E’, dans le sens où il faut aider l'athlète dans son évolution vraiment globale. Car il y a des répercussions entre l'individu (la personne qui se développe) et l'athlète. Ce sont des notions d'identité. Ça devient complexe lorsque l'athlète traverse des épisodes, par exemple le passage de l'adolescence à l'âge adulte, et que d'un point de vue très personnel et psycho-affectif il a un grand besoin d'émancipation, raconte Emilie Chamagne. Avec cet entraîneur avec qui ça pouvait fonctionner pendant très longtemps, à ce moment-là, ça ne fonctionnera plus parce qu'il y a des mouvements intrinsèques qui font qu'il ne supportera plus le côté descendant qu'il y avait avant. Tout d'un coup, il a envie de s'échapper d'une espèce de modèle parental qu'avait instauré l'entraîneur”

Car cette épineuse relation se rapproche de celle d’un couple, comme le détaille la psychologue. Un mélange entre une nécessité commune d’être proche l’un de l’autre, quasiment constamment, de parler de toutes les choses de la vie, tout en se laissant un espace intime. Une équation difficile à résoudre. ”Ce sont deux individus qui ont besoin d'un espace intime, d'un espace pour être un individu différencié de l'autre. La vie de couple est un peu à l'image de la vie d'un binôme entraîneur-athlète. Parfois, on en a ras la casquette de l'autre parce qu'on est trop souvent ensemble et on perd son identité d'individu. Il faut prendre de la distance pour trouver cette bonne distance un peu élastique”. Cela se rapproche d’ailleurs aussi bien de la vie amoureuse que la musculation d’une zone du corps. “Si on est toujours en contraction et qu'il n'y a pas de temps de repos, il va s'épuiser au lieu de se muscler. Les temps de repos, de ressourcement, de réflexion sur soi-même, en fait, sauvent les binômes athlète-coach”.

De nombreux effets néfastes sur la santé mentale des coachs, dont le métier est “très solitaire”...

Paradoxalement, ce que l’on associe donc de manière assez instinctive à une relation entre deux êtres inséparables nécessite en réalité beaucoup de distance. Les hautes instances sportives françaises incitent d’ailleurs les jeunes étoiles montantes des sports de combat à ne pas se focaliser uniquement sur leur discipline et à s’en écarter, par moment. “On insiste énormément en psychologie du sport, et même maintenant au niveau des SHN (Sportifs de Haut Niveau), sur l'obligation de mener un double projet. Pas forcément au niveau des études ou du boulot s'ils sont vraiment dans le très haut niveau, mais au moins se pencher sur la question de savoir ce qu'ils vont faire après, et se poser la question des financements. Il y a quelque chose qui porte vers l'autonomie et la capacité à ne pas rester uniquement dans sa bulle d'athlète et se réveiller un jour en regardant la réalité comme un monde étranger”, analyse Emilie Chamagne. Une chose est sûre : quand bien même l’athlète peut profiter de cette bulle de solitude, l’entraîneur n’est jamais loin et garde souvent un œil sur tout ce que fait celui qu’il accompagne au quotidien. D’un œil bienveillant, bien sûr, mais qui montre une nouvelle fois que rien ne s’arrête au tatami, au ring ou à l’octogone. Tout est une raison de prolonger cette relation si spéciale. 

Malgré tout, tout n’est pas rose. Et le coach peut parfois être confronté à des difficultés psychologiques et dans sa vie privée. Des problèmes qui résultent de sa relation avec son protégé, et qui sont très mal connus du grand public. Car lorsque la distance utile entre les deux individus n’est pas respectée et que l’entraîneur est constamment obnubilé par la proximité avec son athlète, les répercussions peuvent être immenses. Selon Emilie Chamagne, le taux de divorce est encore plus élevé dans ces milieux de coaching en sport individuel. Christophe Massina, ancien sélectionneur de l’équipe de France judo, qui a également accepté de répondre à nos questions, confirmait d’ailleurs cette affirmation, qui se retrouve dans les statistiques. Une conséquence liée, évidemment, à un temps passé dans le cocon familial qui chute et une sphère professionnelle qui guide exclusivement la vie du coach. Il faut donc, pour l’entraîneur, savoir gérer deux écosystèmes différents lorsqu'une vie familiale se dessine. Ce qui n’est pas toujours simple pour certains, lorsque le dévouement est important pour le boxeur, le combattant MMA ou bien encore le judoka. Alors pour bien gérer le retour à la maison, la psychologue Emilie Chamagne accompagne les coachs en leur proposant des initiatives pour faciliter cela. “J'ai travaillé ça avec plusieurs entraîneurs. Je leur propose toujours de négocier avec leur famille les 24 heures de "sas de décompression" où ils ont le droit de se poser sans que la famille vienne dire ‘bon, comme tu n’étais pas là pendant 10 jours, maintenant tiens, voilà les enfants, les courses. Non, il y a un petit sas de décompression nécessaire pour reprendre un rythme différent”. 

Une surcharge de tâches qui, parfois, a des effets nocifs sur la santé mentale des coachs. Un constat confirmé par Stéphane Limouzin, préparateur mental qui a travaillé auprès d’athlètes olympiques et paralympiques, notamment avec l’escrimeuse championne olympique en 2024 à Paris, Manon Apithy-Brunet. “Il (l’entraîneur) est responsable de tout : de la programmation, de ce qui se passe avec l'athlète, de la coordination entre les différents acteurs (préparateur physique, kiné, médical, et cetera et cetera). Et donc en fait, il a un gros poids sur les épaules qui est différent de celui de l'athlète, mais ce qui pèse le plus à mon avis, c'est surtout le côté organisationnel, logistique”. Si les effets néfastes sur la santé mentale des coachs ne sont pas totalement omis dans le milieu, ils sont en revanche bien plus oubliés que ceux qui concernent les athlètes. Un constat confirmé par les spécialistes qui ont un pied dans les sports de combat. “Si on voit que la santé mentale n'est pas optimale et qu'il y a un souci de bien-être ou quoi que ce soit, on va passer la main à des spécialistes, soit plus médicaux, soit plus psychologues. La préparation mentale fait partie de la santé mentale, mais ce n'est pas un lien direct. Et les coachs c'est pareil, c'est-à-dire que je pense qu'il y a moins de coachs suivis que d'athlètes suivis mentalement, mais c'est fondamental parce que c'est un métier qui est très solitaire, qui est en lien avec la pression en permanence, les exigences de l'athlète, de la fédération, de la presse, du public et cetera”. 

… mais un sujet qui reste encore tabou et mis sous le tapis

Mais la cruauté du système réside principalement dans les inégalités qui se retrouvent entre niveau professionnel et amateur. “Plus on va descendre en termes de niveau, plus c'est le coach qui va tout faire. Quand on est à très, très haut niveau, les rôles sont répartis”, ajoute Stéphane Limouzin. Et pourtant, dans la majorité des structures sportives françaises, ce sont des bénévoles qui s’activent toutes les semaines pour permettre aux athlètes de briller. Selon des chiffres communiqués en 2023 par le Ministère des sports, à partir de données recueillis par l’INJEP (Institut national de la jeunesse et de l’éducation Populaire) et l’INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques), 86 % de ces structures n’ont en effet aucun salarié, tandis que 35% des bénévoles associatifs français sont engagés dans le sport. Pour autant, même lorsque ce sont des salariés de clubs qui se dévouent autant, la rémunération ne suit pas toujours. Tous sports confondus, le salaire moyen d’un entraîneur en France est de 1900 euros net par mois, soit 19% inférieur au salaire moyen d’un Français. 

Une précarité et un système de rémunération qui peuvent fragiliser, là aussi, la relation avec l’athlète au haut niveau, puisque ce dernier est celui qui paie son coach. Ajustées aux revenus (prize money), les performances sont donc tout aussi importantes pour le sportif que celui qui le guide. Un élément qui peut évidemment cristalliser les tensions et rendre la frontière entre les rôles des deux protagonistes plus étroite. “Il y a vraiment un engagement certain qui n'est pas toujours reconnu financièrement par l'institution. C'est là que ça devient un problème : si, par exemple, l'athlète de très haut niveau qui gagne assez d'argent paie son entraîneur, on retourne encore sur les histoires de statut. On est redevable, mais en même temps ‘c'est moi qui te paie’, donc ‘je te le montre’. Ça ne va plus dans la relation qui s'était installée avant, de confiance réciproque et humaine. Quand il y a une relation pécuniaire, c'est différent, un virage est à négocier, détaille Emilie Chamagne. En France, le statut d'entraîneur est parfois précaire s'il n’est pas cadre d'État, et dépendant du résultat de l'athlète. C’est quelque chose de compliqué, cette double casquette. Ça peut entraîner ce qu'on appelle le syndrome de réussite par procuration : avoir envie de réussir plus que l'athlète, être dépendant de la médaille de l'athlète et pratiquement vivre la carrière de l'athlète à sa place”. 

Cela participe donc à rendre la condition des entraîneurs encore plus instable. Et ce, alors que leur importance est cruciale dans des structures majoritairement publiques. Si les difficultés que rencontrent tous les entraîneurs de sports de combat sont nombreuses, elles sont différentes selon leur position sur l’échelle de la réussite dans le milieu. Au niveau professionnel, les problématiques financières prennent toutefois un peu moins à la gorge les coachs, bien au contraire de la pression qui est exercée sur eux. 

L’exemple des Jeux Olympiques est frappant. Une compétition qui n’a lieu qu’une fois tous les quatre ans et qui est, souvent, pour l’athlète, le seul moyen d’être exposé et de se révéler. Alors forcément, l’échec est interdit. Pour lui, mais aussi pour le coach. Afin de soulager ce dernier, Paris 2024 avait mis en place un dispositif qui lui était réservé. “Pour la France aujourd'hui, ils mettent une ou deux personnes à disposition dans le village olympique qu'on appelle des 'welfare officers', qui sont des psychologues qui sont là pour pouvoir gérer les difficultés. Et je sais qu’elles voient - ce sont plutôt des femmes là - beaucoup de coachs pendant les JO parce qu'il se passe énormément de choses et la pression est souvent intenable”, explique le préparateur mental, Stéphane Limouzin. En dehors de cette compétition, d’autres initiatives sont proposées pour venir en aide aux entraîneurs. “Il y a ce qu'on appelle le ‘Plan Coach’ aujourd'hui, donc il y a des entraîneurs qui sont ciblés pour qu'ils puissent être accompagnés de manière individuelle ou collective. Est-ce que tous le sont ? Non, mais l'idée est vraiment d'aller au plus près de la performance de très haut niveau, ce qu'on appelle le Cercle Haute Performance”. 

Mais la parole a encore beaucoup de mal à se libérer du côté des entraîneurs. Le silence, comme ce qui entoure toute leur profession, est toujours de mise. La santé mentale est un sujet tabou, comme dans beaucoup de sports, à très haut niveau. Dans le football par exemple, quelques joueurs, à l’image du champion du Monde 2018 Samuel Umtiti, avaient tenté de briser ce silence et avaient révélé avoir traversé des moments difficiles liés à la solitude. Car contrairement à ce que l’on peut penser, le coaching, comme les acteurs du sport professionnel, c’est être constamment entouré de nombreuses personnes. Du moins, devant la caméra. La presse, le public… Il y a une certaine effervescence qui existe, mais comme n’importe quel être humain, l’entraîneur, le joueur, le combattant, le judoka, le boxeur et l’escrimeur rentrent chez eux le soir et retrouvent leur intimité. Un passage entre deux extrêmes qui provoque certains chocs. 

“Il y a ce côté homme fort ou femme forte, et je ne vais pas dire que je me fais accompagner”

Mais dans les sports de combat, plus que dans toute autre activité, il faut faire bloc, ne rien dire, et montrer que l’on est fort. “Je pense qu’effectivement, il y a ce côté homme fort ou femme forte et je ne vais pas dire que je me fais accompagner. Peut-être que je le fais mais je ne vais pas le dire”, affirme Stéphane Limouzin. Mais tout ce qui est intériorisé, aussi bien du côté du coach que de l’athlète, peut ressortir et peut mener à des clashs. “Oui, oui, bien sûr, ça existe. Soit parce que le résultat n'est pas là, soit parce qu'il y a des désaccords, soit parce que la pression est trop forte. Mais oui, oui, bien sûr, il y a eu des clashs, on va appeler ça comme ça, alors ça n'arrive pas comme ça, c'était un peu sous-jacent mais oui, oui, ça arrive bien sûr”, ajoutait le préparateur mental, qui mettait ici le doigt sur certaines discordes dont il avait été témoin au cours de sa carrière en tant qu’intervenant auprès d’athlètes olympiques et paralympiques.

Alors oui, la voix des entraîneurs n’est certes pas toujours entendue. Mais pour beaucoup d’entre eux, ce silence est aussi quelque chose qui est accepté, inhérent à cette activité, et rester dans l’ombre leur va bien. Stéphane Limouzin, qui a été au contact de Manon Apithy-Brunet, championne olympique à Paris, en 2024, durant toute la compétition, avouait avoir eu la possibilité de prendre un peu de lumière grâce au succès de la Française. Une reconnaissance qu’il a refusée. “Avec Manon, moi, dans ces cas-là, en tant que préparateur mental, je ne suis pas en lien avec la compétition. Par contre, je suis dans les tribunes parce que c'est mon rôle d'être plutôt loin. Et puis si jamais elle a besoin, à ce moment-là, elle me contacte ou on s'écrit et je redescends.. Et pour l'anecdote, elle m'avait proposé de descendre en bas et d'être à côté de sa famille, et j'avais refusé. On s'était mis d'accord, je préfère rester loin et puis si jamais elle avait besoin je venais”, concédait le principal concerné à notre micro. Une réalité généralisée dans les sports de combat, un secteur dans lequel les coachs, bien que soumis à un système qui ne les met pas franchement en évidence, acceptent pourtant volontiers leur rôle d’homme de l’ombre, sans apparaître autant que leur(s) protégé(es) sur la scène médiatique, par exemple.